Publié par Sullivan dans chiens et chats le 18/04/2026 à 18:17
Découvrir des vers dans les selles de son chien est souvent angoissant, surtout pour les propriétaires de chiots. La bonne nouvelle : chaque parasite a une apparence caractéristique qui permet de l'identifier visuellement. Les plus fréquents sont les ascaris (longs vers blancs type spaghetti), les ankylostomes (petits, rarement visibles à l'œil nu), le trichocéphale (ver en forme de fouet) et le ténia (fragments plats en grain de riz autour de l'anus). Dans ce guide, nous vous aidons à reconnaître chacun d'eux et à savoir comment réagir.
Le Toxocara canis est de loin le parasite le plus fréquent chez le chiot. Il mesure 10 à 18 cm, est blanc rosé, épais (2 à 3 mm), et s'enroule en spirale. On le trouve dans les selles ou, de façon typique chez le chiot, vomi sous forme de pelotes ressemblant à des spaghettis.
Les chiots s'infestent avant même la naissance (passage transplacentaire) ou par le lait maternel. Chez l'adulte, les ascaris sont souvent enkystés dans les tissus et se réactivent chez la chienne gestante. Les symptômes chez le chiot : ventre gonflé, poil terne, croissance irrégulière, parfois diarrhée ou vomissements.
Les Ancylostoma caninum sont de petits nématodes rouge-brun, 10 à 18 mm, rarement visibles à l'œil nu dans les selles. Ils s'accrochent à la paroi de l'intestin grêle grâce à une capsule buccale armée de crochets et se nourrissent de sang.
Les signes d'infestation sont plutôt indirects : anémie (muqueuses pâles), selles noires (sang digéré), fatigue, amaigrissement. Chez le chiot, une ankylostomose sévère peut être grave rapidement. Le diagnostic se fait par coproscopie.
Le Trichuris vulpis est un ver de 4 à 8 cm à l'apparence très particulière : les deux tiers de son corps sont fins comme un fil, et le tiers postérieur est épais. D'où son nom populaire de "ver fouet". Il vit dans le gros intestin.
Rarement visible entier dans les selles, il provoque des diarrhées chroniques parfois sanglantes, une déshydratation et un amaigrissement. Ses œufs sont extrêmement résistants dans l'environnement (plusieurs années), ce qui rend la prévention environnementale cruciale.
Le Trichuris vulpis est un ver de 4 à 8 cm à l'apparence très particulière : les deux tiers de son corps sont fins comme un fil, et le tiers postérieur est épais. D'où son nom populaire de "ver fouet". Il vit dans le gros intestin.
Rarement visible entier dans les selles, il provoque des diarrhées chroniques parfois sanglantes, une déshydratation et un amaigrissement. Ses œufs sont extrêmement résistants dans l'environnement (plusieurs années), ce qui rend la prévention environnementale cruciale.
Le Dipylidium caninum est un ver plat segmenté qui peut atteindre 15 à 50 cm. On ne le voit jamais entier : ce sont ses segments (proglottis) qui se détachent et apparaissent autour de l'anus, sur la couche, ou sur le pelage du chien. Frais, ils ressemblent à des grains de riz blancs mobiles. Séchés, ils deviennent de petites graines jaunâtres aplaties.
Sa particularité : il se transmet par ingestion de puces infestées (quand le chien se mordille). Autrement dit, tout chien qui a des puces est à risque de ténia, et réciproquement. La prise en charge doit être conjointe : antiparasitaire interne + contrôle des puces.
La Giardia duodenalis est un protozoaire microscopique très fréquent, surtout chez le chiot et dans les collectivités (élevages, pensions). Invisible dans les selles, elle provoque une diarrhée pâteuse, jaunâtre, souvent chronique et nauséabonde, avec parfois du mucus.
Le diagnostic se fait par coproscopie spécifique (test antigène ou PCR). Elle est zoonotique dans certaines conditions : bonne hygiène recommandée.
1. Observez attentivement : prenez une photo si possible, notez la taille, la couleur, la forme (rond long ? plat segmenté ? grain de riz ?). Ces informations aideront votre vétérinaire.
2. Consultez pour une coproscopie : c'est l'examen de référence pour identifier précisément l'espèce et adapter la prise en charge. Un traitement à l'aveugle peut être inefficace si l'espèce n'est pas ciblée.
3. Surveillez les autres animaux du foyer : chiens, chats et parfois humains peuvent être concernés selon le parasite. Respectez les règles d'hygiène (lavage des mains après avoir ramassé les selles).
4. Soutenez l'équilibre intestinal de votre chien. Pour accompagner sa vitalité digestive, découvrez notre gamme de compléments naturels dédiés au chien, formulés à partir d'extraits de plantes traditionnellement reconnus.
Ces signes justifient une consultation sans délai. Un chiot peut se dégrader très vite face à une infestation importante.
Ramasser systématiquement les selles dans le jardin et lors des promenades : c'est la mesure n°1 pour couper le cycle.
Lutte contre les puces toute l'année : indispensable pour prévenir le ténia Dipylidium.
Coproscopie 2 fois par an chez l'adulte, plus fréquente chez le chiot et en cas de vie en collectivité.
Éviter que le chien ne mange ses propres selles ou celles des autres animaux (coprophagie) et ne fouille dans les poubelles ou les cadavres.
Accompagnement naturel régulier : un soutien nutritionnel adapté peut contribuer à l'équilibre digestif au quotidien, en complément d'une vermifugation raisonnée. Voir notre sélection de compléments pour chiens.
Mon chien a des "grains de riz" autour de l'anus, qu'est-ce que c'est ?
Ce sont presque certainement des segments de ténia (Dipylidium caninum). La présence de puces est quasi systématiquement associée. Consultez pour une prise en charge conjointe.
Les vers du chien sont-ils transmissibles à l'humain ?
Certains oui (Toxocara canis, ankylostomes, giardia) notamment chez les enfants qui jouent dans la terre ou le sable. D'où l'importance du ramassage des selles et de l'hygiène des mains.
À quelle fréquence faut-il vermifuger un chien adulte ?
La recommandation vétérinaire actuelle est 2 à 4 fois par an selon le mode de vie. Une approche raisonnée sur coproscopie est aussi valide et évite les traitements inutiles.
Le vinaigre ou l'ail fonctionnent-ils contre les vers ?
Ces remèdes populaires n'ont pas démontré d'efficacité antiparasitaire chez le chien. L'ail est même potentiellement toxique à certaines doses. Privilégiez des solutions formulées pour l'espèce.
Et chez le chat, les vers sont-ils les mêmes ?
Il y a beaucoup de points communs (ténia à puces notamment) mais aussi des spécificités. Consultez notre guide des vers chez le chat si vous avez aussi un chat à la maison.
Reconnaître un parasite dans les selles de son chien, c'est déjà agir. La bonne stratégie combine identification précise (coproscopie), traitement ciblé, hygiène rigoureuse et soutien nutritionnel continu. Pour accompagner votre chien au quotidien, découvrez toute notre sélection de compléments naturels dédiés aux chiens.
Cet article est rédigé à titre informatif et ne remplace pas l'avis d'un vétérinaire. Si votre chien présente des symptômes préoccupants, nous vous recommandons de consulter un professionnel de santé animale.
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