Chèvres et moutons · Santé respiratoire
Toux, jetage, respiration rapide : les troubles respiratoires comptent parmi les problèmes les plus fréquents chez la chèvre, le mouton et le cochon. Rarement dus à une seule cause, ils naissent presque toujours de la rencontre entre un microbe ou un parasite et un environnement qui affaiblit l'animal : air confiné, ammoniac, poussière, humidité, stress. Ce guide vous aide à reconnaître les signes, à comprendre les causes, à réagir au bon moment et à prévenir les récidives, avec l'appui des plantes.
- Thermomètre à portée de main
- Air renouvelé sans courant d'air
- Coproscopie contre les strongles
- Huiles essentielles en soutien
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Une maladie de l'animal et de son bâtiment
Les vétérinaires parlent de maladie multifactorielle. Les microbes en cause (virus, pasteurelles, mycoplasmes) vivent souvent déjà dans le nez et la gorge d'animaux en bonne santé. Ils ne provoquent une pneumonie que lorsque les défenses de l'appareil respiratoire baissent.
Ces défenses reposent sur un mécanisme simple : les voies respiratoires sont tapissées de cils et de mucus qui piègent les poussières et les germes, puis les remontent vers la gorge. L'ammoniac, la poussière, l'air froid et humide ou un coup de chaleur paralysent ce « tapis roulant ». Un virus s'installe, puis des bactéries profitent de la brèche et descendent jusqu'aux poumons.
Voilà pourquoi les troubles respiratoires frappent surtout en bâtiment, en fin d'automne et en hiver, après un transport ou un mélange d'animaux, et chez les jeunes autour du sevrage.

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Les signes à surveiller
Un animal qui commence à couver une affection respiratoire se repère souvent au moment du repas ou après un effort. Prenez l'habitude de regarder le troupeau quelques minutes, au calme.
- Jetage nasal : clair au début, puis épais, jaune ou verdâtre.
- Toux sèche ou grasse, surtout quand les animaux se lèvent ou se bousculent.
- Respiration accélérée, flancs qui battent, respiration bruyante ou sifflante.
- Yeux qui coulent, éternuements répétés.
- Animal à l'écart, tête basse, oreilles tombantes, qui mange moins et rumine moins.
- Amaigrissement et retard de croissance chez les jeunes.
Le thermomètre, votre meilleur outil
| Mesure | Repère chez l'adulte au repos | Ce qui doit alerter |
|---|---|---|
| Température rectale (chèvre, mouton, porc) | Environ 38,5 à 39,5 °C | Au-delà de 40 °C : fièvre. En dessous de 38 °C chez un animal abattu : état grave. |
| Respiration (chèvre, mouton) | Environ 15 à 30 mouvements par minute | Au-delà de 40 au repos, à l'ombre et au calme, ou respiration la bouche ouverte. |
| Appétit et rumination | Mange à chaque distribution, rumine couché | Refus d'aliment, rumination arrêtée. |
Les chiffres augmentent naturellement avec la chaleur, l'effort et chez les jeunes : comparez toujours l'animal suspect à ses congénères placés dans les mêmes conditions.
Une pneumonie bactérienne se soigne d'autant mieux qu'elle est prise tôt : attendre expose aux lésions pulmonaires définitives, aux surinfections et à la perte de poids.
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Les causes : quatre familles à connaître
Les virus
Virus parainfluenza 3, virus respiratoire syncytial, adénovirus : ils ouvrent la porte aux bactéries. Chez le mouton, le visna-maedi provoque une pneumonie lente et chronique ; chez la chèvre, le CAEV peut aussi toucher le poumon.
Les bactéries
Les pasteurelles (Mannheimia haemolytica, Pasteurella multocida) sont les grandes responsables des pneumonies aiguës, souvent avec des mycoplasmes. C'est la « fièvre des transports » des agneaux et des chevreaux.
Les parasites
Les strongles pulmonaires (Dictyocaulus filaria, Muellerius capillaris, très fréquent chez la chèvre) et, chez le mouton, l'œstrose : des larves de mouche qui vivent dans les cavités nasales et font éternuer et couler le nez.
L'environnement
Ammoniac des litières, poussière de foin ou de paille, humidité, courants d'air, écarts brusques de température, surpopulation, stress des transports et des mélanges d'animaux.
Toux d'été, toux d'hiver
Une toux sèche, discrète, chez des animaux au pâturage en fin d'été ou en automne, sans fièvre, doit faire penser aux strongles pulmonaires. Leurs larves se recherchent dans les crottes par une coproscopie spécifique (méthode de Baermann), à demander au laboratoire. Une toux avec fièvre et abattement, en bâtiment, évoque plutôt une pneumonie infectieuse. Les coccidies, elles, sont des parasites de l'intestin : elles n'atteignent pas les poumons.
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Le cas du cochon
Mini-pig de compagnie ou porc de ferme, le cochon est très sensible à la qualité de l'air. Il vit le groin au ras du sol, là où l'ammoniac et la poussière sont les plus concentrés, et il supporte mal la chaleur, car il ne transpire presque pas.
La pneumonie enzootique
Due à Mycoplasma hyopneumoniae, elle provoque une toux sèche chronique, surtout le matin ou quand les animaux se lèvent, et ralentit la croissance. L'ambiance du bâtiment pèse lourd sur sa gravité.
La grippe porcine
Elle se déclare brutalement : fièvre forte, toux en quintes, abattement de tout le groupe en même temps. La plupart des animaux se rétablissent en une à deux semaines si les surinfections sont évitées.
La rhinite atrophique
Éternuements, larmoiement, saignements de nez, puis groin qui se déforme chez le porcelet. Elle associe Bordetella bronchiseptica et des pasteurelles productrices de toxine.
Chez le porcelet, une toux peut aussi venir des vers : les larves d'Ascaris suum migrent par le foie et les poumons avant de s'installer dans l'intestin. Une vermifugation adaptée fait alors partie de la réponse. Évitez enfin les aliments en farine sèche, très poussiéreux : préférez des granulés ou une soupe.
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Les bons gestes face à un animal qui tousse
- Isoler
Placez l'animal dans une case propre, paillée, sans courant d'air, à portée de vue et de voix du troupeau pour limiter le stress.
- Mesurer et observer
Prenez sa température, comptez ses mouvements respiratoires et notez-les avec l'heure. Regardez le lot : un seul animal touché ou plusieurs ? Des jeunes ? Un transport récent ?
- Le traitement vétérinaire
Le vétérinaire décide d'un traitement, de prélèvements (écouvillons, coproscopie) et, au besoin, d'une vaccination du troupeau.
- Soutenir le confort
Eau propre et tempérée à volonté, foin appétent et dépoussiéré, litière sèche, air renouvelé. Un animal qui boit et mange récupère beaucoup mieux.
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Le bâtiment, première des préventions
La plupart des épisodes respiratoires d'élevage se préviennent par l'ambiance du bâtiment. L'objectif : un air sain à hauteur d'animal, sans courant d'air sur les animaux couchés.
- Une entrée d'air en partie haute et une sortie au faîtage : l'air chaud et humide doit pouvoir s'échapper par le haut.
- Pas de courant d'air au niveau des animaux couchés : protégez le bas des parois par un bardage plein.
- Le test du nez : si l'odeur d'ammoniac vous pique en entrant, l'air est trop chargé. Paillez davantage et curez plus souvent.
- Un foin et une paille peu poussiéreux, secoués dehors plutôt que dans la bergerie.
- Une densité raisonnable : comptez environ 1,5 à 2 m² d'aire paillée par chèvre adulte et 1,2 à 1,5 m² par brebis.
- Les jeunes dans un lot à part, à l'abri des adultes qui toussent.
Le calendrier des périodes à risque
| Période | Ce qui se passe | Le bon réflexe |
|---|---|---|
| Rentrée en bâtiment (automne) | Confinement, air plus humide, mélange de lots | Bâtiment curé et aéré avant la rentrée, coproscopie pour les strongles pulmonaires. |
| Plein hiver | Bâtiments fermés pour « garder la chaleur », ammoniac | Ventiler malgré le froid : un ruminant supporte bien mieux le froid sec que l'air vicié. |
| Mise bas et sevrage | Jeunes nombreux, défenses fragiles | Colostrum, lots par âge, cure de soutien en prévention. |
| Transport, achat, foire | Stress, mélange de microbes | Quarantaine de 3 semaines pour les animaux achetés, surveillance de la température. |
| Après la tonte (mouton) | Animaux exposés au froid et à la pluie | Abri disponible les jours suivants. |
| Fortes chaleurs | Halètement, poussière, stress thermique | Ombre, eau fraîche, bâtiment ouvert la nuit. |
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Respi Cap : les huiles essentielles en soutien respiratoire
Respi Cap est un aliment complémentaire à base d'huiles essentielles pour les chèvres, les moutons et les cochons. Il contribue au confort respiratoire dans les périodes sensibles : saison humide, rentrée en bâtiment, transport, toux passagère. Sa formule associe des plantes classiques de l'aromathérapie respiratoire.
Eucalyptus globulus
Riche en 1,8-cinéole, il est traditionnellement utilisé pour faciliter l'expectoration et dégager les voies respiratoires.
Ravintsara
Tiré du Cinnamomum camphora de Madagascar, il est traditionnellement employé pour soutenir les défenses naturelles en saison froide.
Niaouli
Proche de l'arbre à thé, il est traditionnellement utilisé pour fluidifier les sécrétions bronchiques.
Origan et thym
Leurs phénols, le carvacrol et le thymol, sont réputés pour leurs propriétés assainissantes à large spectre.
Mode d'emploi
| Situation | Dose | Durée |
|---|---|---|
| Cure de soutien (chèvre, mouton, cochon) | 20 g par jour, mélangés à la ration | 5 jours |
| Toux qui persiste, par exemple une toux sèche | 20 g par jour | Cure prolongée jusqu'à 10 jours |
| Prévention : période humide, après un transport | 20 g par jour | 5 jours, renouvelables |
Aliment complémentaire, Respi Cap ne demande aucun délai d'attente pour le lait ni pour la viande. Il est sans conservateur et compatible avec une démarche d'élevage raisonné ou biologique : pour un élevage certifié, vérifiez auprès de votre organisme certificateur.
Une approche globale
Un appareil respiratoire solide commence par un animal en bon état. Les vers digestifs affaiblissent l'organisme : Vermi Cap accompagne la vermifugation à base de plantes, à raison de 100 g par chèvre naine et 150 g par animal de grande race (chèvre, mouton, cochon), en une prise ou sur 5 jours (20 g par jour pour une chèvre naine, 30 g par jour pour une grande race). Chez les chevreaux et les agneaux, Coxi Cap soutient l'équilibre digestif face aux coccidies. Retrouvez toute la gamme dans nos soins pour chèvres et moutons.
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Questions fréquentes sur les troubles respiratoires
Ma chèvre tousse mais mange bien : faut-il s'inquiéter ?
Prenez sa température. Sans fièvre, chez une chèvre qui mange et rumine, pensez d'abord à la poussière, à l'ammoniac ou aux strongles pulmonaires : une coproscopie spécifique tranche.
Quelle est la température normale d'une chèvre ou d'un mouton ?
Environ 38,5 à 39,5 °C chez l'adulte au repos. Au-delà de 40 °C, on parle de fièvre. Prenez toujours la température au calme, et comparez avec un congénère en bonne santé par forte chaleur.
Mon mouton éternue et a le nez qui coule en été : qu'est-ce que c'est ?
Très souvent l'œstrose : une mouche dépose ses larves dans les naseaux, et elles se développent dans les cavités nasales. Les moutons secouent la tête, éternuent et ont un jetage épais.
Faut-il fermer la bergerie en hiver ?
Non. Les chèvres et les moutons supportent bien le froid sec, beaucoup moins l'air humide chargé d'ammoniac. Gardez une ventilation par le haut, supprimez les courants d'air au niveau des animaux couchés et paillez généreusement.
Comment donner Respi Cap ?
À raison de 20 g par jour, mélangés à la ration, pendant 5 jours. La cure peut être prolongée jusqu'à 10 jours si la toux persiste, et renouvelée en prévention lors des périodes humides ou après un transport.
Respi Cap convient-il aussi au cochon ?
Oui : il s'utilise chez la chèvre, le mouton et le cochon, à la même dose de 20 g par jour. Aliment complémentaire, il ne demande aucun délai d'attente pour le lait ni pour la viande.
Sullivan, éleveur depuis 20 ans et fondateur de Diatosphère
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