Chèvres et moutons · Vermifugation
Les vers digestifs sont la première menace pour la santé des chèvres et des moutons au pâturage : amaigrissement, anémie, baisse de lait, jeunes qui poussent mal. Face aux vermifuges chimiques qui perdent de leur efficacité, de plus en plus d'éleveurs adoptent une vermifugation naturelle : des plantes, un calendrier, une bonne conduite du pâturage et l'analyse des crottes pour décider. Voici comment la mettre en place pas à pas, dans un petit élevage comme dans un grand troupeau.
- Observer avant d'agir
- Une cure à la mise à l'herbe, une à l'automne
- Expédié le jour même avant 12 h
Les parasites
Les parasites internes des chèvres et des moutons
Au pâturage, aucun troupeau n'est totalement indemne de vers. L'objectif n'est pas de tous les éliminer, mais de garder une infestation assez faible pour que les animaux restent en bon état. Encore faut-il savoir à qui l'on a affaire : chaque parasite a son cycle, ses signes et sa saison.
Quatre grandes familles sont en cause : les vers ronds (strongles digestifs et respiratoires), les vers plats (ténias), les douves du foie et les coccidies, qui ne sont pas des vers mais des parasites microscopiques.

Les strongles digestifs
Les plus fréquents. Ces petits vers ronds vivent dans la caillette et l'intestin (Teladorsagia, Trichostrongylus…). Ils gênent la digestion, font maigrir et donnent de la diarrhée, surtout aux jeunes.
Haemonchus, le plus redoutable
Ce strongle de la caillette se nourrit de sang. Une forte infestation provoque une anémie grave en quelques semaines. Il prolifère quand il fait chaud et humide, de la fin du printemps à l'automne.
Les strongles respiratoires
Logés dans les bronches et les poumons (Dictyocaulus, Muellerius, fréquent chez la chèvre), ils entraînent une toux persistante et un essoufflement à l'effort.
Les ténias
Moniezia laisse dans les crottes des segments blancs en grains de riz. Transmis par de minuscules acariens de la prairie, il gêne surtout les jeunes lors de leur premier été au pâturage.
Les douves
La grande douve (Fasciola hepatica) vit dans le foie et passe par une petite limnée des zones humides. La petite douve passe par des escargots et des fourmis des terrains secs. Elles font maigrir à l'automne et en hiver.
Les coccidies
Ce ne sont pas des vers mais des parasites microscopiques de l'intestin, sur lesquels les vermifuges n'agissent pas. Elles frappent surtout chevreaux et agneaux : voir notre article sur la coccidiose des chèvres et des moutons.
Le cycle
Le cycle des strongles : tout se joue au pâturage
Comprendre le cycle des strongles, c'est comprendre pourquoi la conduite de l'herbe compte autant que le vermifuge lui-même. Une grande partie des parasites d'un troupeau ne se trouve pas dans les animaux, mais sur la prairie, sous forme d'œufs et de larves.
- Les vers adultes pondent
Dans la caillette ou l'intestin, chaque femelle pond chaque jour des centaines à des milliers d'œufs, qui sortent avec les crottes.
- Les larves se développent sur l'herbe
Par temps doux et humide, l'œuf devient larve infestante en une à deux semaines. Par temps froid ou sec, il lui faut beaucoup plus longtemps.
- Les larves attendent l'animal
Elles montent sur les brins à la faveur de la rosée et de la pluie, mais restent surtout dans les 5 premiers centimètres de l'herbe. Elles survivent plusieurs mois sur une prairie.
- Le cycle recommence
Avalées en broutant, elles deviennent adultes en 3 semaines environ. Certaines se mettent en sommeil dans la paroi digestive pour passer l'hiver, puis reprennent leur développement au printemps.
La chèvre, plus fragile que le mouton
Naturellement brouteuse de haies et de buissons, la chèvre s'est peu exposée aux larves de l'herbe au cours de son histoire : elle développe une immunité moins solide que le mouton. Elle élimine aussi plus vite certains vermifuges chimiques, dont la dose doit être fixée par le vétérinaire. Râtelier en hauteur et branchages comptent autant que le vermifuge, comme nous l'expliquons pour les chèvres naines.
Les animaux et les périodes à risque
Les jeunes lors de leur premier été au pâturage, les femelles autour de la mise bas et en début de lactation (leur excrétion d'œufs augmente nettement), les animaux maigres ou âgés, et toutes les fins d'été chaudes et pluvieuses.
Symptômes
Reconnaître un animal trop parasité
Les premiers signes sont discrets, et un animal peut porter beaucoup de vers avant de paraître malade. Prenez l'habitude d'observer votre troupeau à heure fixe, au moment de la distribution : celui qui traîne, qui mange moins ou dont le poil se pique doit attirer votre attention.
| Ce que vous voyez | Parasite à suspecter |
|---|---|
| Muqueuse de l'œil pâle, faiblesse, essoufflement | Haemonchus (anémie) |
| Gonflement mou sous la mâchoire, le « signe de la bouteille » | Haemonchus ou grande douve |
| Diarrhée, arrière-train souillé, amaigrissement | Strongles digestifs ; coccidies chez les jeunes |
| Toux sèche persistante, surtout à l'effort | Strongles respiratoires |
| Segments blancs en grains de riz dans les crottes | Ténia (Moniezia) |
| Amaigrissement en automne et en hiver, sur prairie humide | Grande douve |
| Poil piqué, laine cassante, baisse de lait, croissance lente | Parasitisme général, à confirmer par une analyse |
Le test de la paupière
Abaissez doucement la paupière inférieure et regardez la muqueuse. Rouge à rose vif : tout va bien. Rose pâle : l'animal est à surveiller. Presque blanche : il est anémié et doit être vu rapidement par le vétérinaire. Ce test, appelé méthode FAMACHA, se pratique toutes les 2 à 3 semaines en saison de pâturage.
N'attendez pas
Une infestation négligée affaiblit l'immunité et rend l'animal vulnérable à d'autres maladies. Une forte charge d'Haemonchus peut provoquer une anémie mortelle en quelques semaines, surtout à la fin de l'été.
Nos soins naturels
Accompagner vos chèvres et vos moutons
Nos aliments complémentaires à base de plantes se mélangent à la ration : pas de seringue, pas d'animal à attraper. Un vermifuge aux plantes pour les cures de l'année, un soutien de la flore intestinale pour les jeunes au sevrage, un confort respiratoire quand la toux s'installe.

Vermi Cap
Vermifuger chèvres, moutons et cochons aux plantes, directement dans la ration. 100 g par chèvre naine, 150 g par grand animal, en une prise ou sur 5 jours.
dès 29,95 €
Voir le produit →
Coxi Cap
Contribuer à un bon équilibre intestinal des chevreaux et des agneaux au sevrage, directement sur la ration.
dès 29,95 €
Voir le produit →
Respi Cap
Soutenir les voies respiratoires de vos chèvres, moutons et cochons : 20 g par jour, en cure de 5 à 10 jours.
dès 29,95 €
Voir le produit →
Cuillère doseuse
Prélever et verser nos granulés et vermicelles sans balance : on plonge, on arase, on compte.
1,50 €
Voir le produit →Analyser
La coproscopie : vermifuger juste, et seulement si besoin
La coproscopie consiste à compter les œufs de parasites dans les crottes. C'est le seul moyen de savoir quels vers sont présents, et en quelle quantité. Votre vétérinaire ou le laboratoire départemental d'analyses la réalise pour un coût modeste, bien inférieur à celui d'un vermifuge inutile.
- Prélever et conserver
Ramassez des crottes fraîches, juste après leur émission, sur 5 à 10 animaux du même lot, dans des sachets séparés et identifiés. Chassez l'air, gardez-les au réfrigérateur (jamais au congélateur) et déposez-les au laboratoire dans les 48 heures.
- Analyser
Le laboratoire compte les œufs par gramme de crottes et identifie les familles de parasites. Si vos animaux toussent, demandez aussi la recherche des strongles respiratoires, qui demande une technique particulière.
- Décider
Avec le vétérinaire, choisissez qui vermifuger, quand et avec quoi, au lieu de traiter tout le troupeau par habitude.
- Contrôler
Après un vermifuge chimique, une nouvelle analyse 10 à 14 jours plus tard vérifie que le nombre d'œufs a bien chuté. C'est ainsi qu'on détecte une résistance.
Ne vermifuger que ceux qui en ont besoin
Dans un troupeau, une minorité d'animaux porte la majorité des vers. Cibler ceux-là (les plus maigres, les plus pâles, ceux dont l'analyse est élevée) laisse sur la prairie des vers encore sensibles aux vermifuges, ce qui ralentit l'apparition des résistances.
Vermifuges chimiques
Vermifuges chimiques : pourquoi vermifuger autrement
Les vermifuges de synthèse restent indispensables face à une infestation grave, sur prescription du vétérinaire. Mais leur usage systématique, à date fixe et sur tout le troupeau, a un coût qu'il faut connaître.
Les résistances
En France, les strongles résistants aux benzimidazoles sont très répandus chez les petits ruminants, et les résistances aux lactones macrocycliques progressent, en particulier chez la chèvre. Un vermifuge qui n'agit plus laisse l'animal sans défense.
Les résidus
Les molécules passent dans le lait et la viande. Selon le produit, il faut respecter un délai d'attente avant de consommer ou de vendre, et certaines sont interdites chez les femelles dont le lait est consommé.
Le bon dosage
Certaines molécules ont une marge étroite entre la dose utile et la dose toxique. Un poids mal estimé mène au surdosage ou, à l'inverse, à un sous-dosage qui sélectionne les vers résistants. Pesez, ou estimez le poids avec un ruban.
La faune du sol
Les lactones macrocycliques éliminées dans les crottes nuisent aux bousiers et aux insectes qui recyclent les déjections au pâturage, et donc à la fertilité de vos prairies.
La vermifugation naturelle repose sur des aliments complémentaires à base de plantes qui accompagnent l'équilibre digestif et aident l'organisme à garder les vers sous contrôle. Elle s'inscrit dans une démarche globale.
| Atout | Ce que cela change pour vous |
|---|---|
| Pas de molécule de synthèse | Un lait et une viande sans résidu chimique, un atout pour la vente directe et la fabrication fromagère. |
| Moins de résistances | En espaçant les vermifuges chimiques, vous ralentissez la sélection de vers résistants et gardez ces médicaments efficaces pour les cas graves. |
| Un soutien de fond | Les plantes accompagnent l'équilibre digestif et l'état général de l'animal, toute l'année, au lieu d'intervenir seulement en urgence. |
| Agriculture biologique | Le règlement bio européen demande de privilégier la phytothérapie aux médicaments allopathiques de synthèse, dès lors qu'elle est efficace pour l'espèce et l'affection. |
Naturel ne veut pas dire sans précaution
La tanaisie et l'absinthe contiennent de la thuyone, toxique à forte dose et dangereuse pour la femelle gestante. Les huiles essentielles pures irritent les muqueuses. Chez une chèvre ou une brebis gestante, suivez les recommandations de la fiche produit. Et face à une forte infestation, le vermifuge prescrit par le vétérinaire reste nécessaire : la vermifugation naturelle prend ensuite le relais.
La bonne démarche : une analyse avant d'agir, la prescription du vétérinaire en cas d'infestation forte et, le reste de l'année, une prévention fondée sur le pâturage, l'alimentation et les plantes.
Les plantes
Les plantes vermifuges et ce qu'elles apportent
Bien avant les molécules de synthèse, les éleveurs utilisaient les plantes. La recherche agronomique, notamment à l'INRAE, a confirmé l'intérêt des fourrages riches en tanins condensés : ils freinent l'installation des larves et réduisent la ponte des vers.
Les chèvres trouvent aussi ces tanins dans les feuilles de ronce, de noisetier ou de châtaignier qu'elles broutent dans les haies. Leur laisser l'accès à des ligneux, c'est leur offrir une pharmacie naturelle autant qu'un fourrage.

| Plante | Ce qu'elle apporte | Comment l'utiliser | Cible |
|---|---|---|---|
| Ail | Composés soufrés, antiseptique, usage vermifuge traditionnel. | Haché frais ou en poudre dans l'aliment, en quantité raisonnable : il peut parfumer le lait. | Vers ronds |
| Graines de courge | Cucurbitine, qui paralyse les vers plats. | Graines broyées dans la ration. | Ténias |
| Thym | Thymol et carvacrol, antiseptiques et antispasmodiques digestifs. | Frais ou séché dans la ration, ou en infusion. | Flore digestive |
| Cannelle, clou de girofle (huiles essentielles) | Cinnamaldéhyde et eugénol, aux puissantes propriétés antiparasitaires et antibactériennes. | Jamais pures : uniquement dans des préparations dosées. | Coccidies, vers |
| Tanaisie, absinthe | Usage vermifuge traditionnel. | Thuyone toxique : jamais en libre-service, uniquement en préparation dosée. | Vers ronds |
| Huile essentielle de menthe poivrée | Propriétés antiparasitaires reconnues. | Ne se mélange pas à l'eau : quelques gouttes dans l'abreuvoir flottent en surface et se dosent mal. | Vers |
| Sainfoin, lotier, chicorée | Tanins condensés : moins de larves installées, moins d'œufs pondus. | En prairie ou en foin, sur le long terme. | Strongles digestifs |
Notre formule
Vermi Cap : 28 plantes pour vermifuger chèvres et moutons dans la ration

Vermi Cap est notre vermifuge chèvre et mouton aux plantes, qui convient aussi à la chèvre naine, au bouc, à la brebis et au cochon. Les préparations maison sont difficiles à doser : sa formule réunit 28 plantes, dont la tanaisie, l'armoise, l'absinthe, l'ail et la courge, cinq huiles essentielles (cannelle, eucalyptus, girofle, lavandin et citron) et de l'argile bentonite, en granulés à mélanger à la ration.
Comment utiliser Vermi Cap ?
- Dose : 100 g par chèvre naine, 150 g par chèvre de grande race, bouc, mouton, brebis ou cochon.
- Administration : en une seule prise, ou 20 à 30 g par jour pendant 5 jours, mélangé à la ration.
- Rythme : deux cures par an, à la mise à l'herbe et à l'automne, avant la rentrée en bergerie.
- Lait et viande : aucun délai d'attente chez les ovins et les caprins, pendant et après la cure.
- Agriculture biologique : utilisable selon le règlement (UE) 2018/848.
Pour doser sans balance, la cuillère doseuse Diatosphère : 3 cuillères rases pour une chèvre naine, 4 pour un grand animal. Elle est offerte avec le sachet de 2 kg.
Calendrier
Le calendrier de vermifugation naturelle
La vermifugation naturelle repose sur la régularité. Comptez au minimum deux cures par an, au printemps et à l'automne, quand la pression parasitaire augmente, et ajustez selon votre région, la saison et les résultats de vos analyses.
| Période | Ce qui se passe | Vos gestes |
|---|---|---|
| Fin d'hiver, avant la mise à l'herbe | Les vers en sommeil dans la paroi digestive reprennent leur cycle ; des larves ont passé l'hiver sur la prairie. | Coproscopie, cure de Vermi Cap, parcelles les plus saines pour les jeunes. |
| Autour de la mise bas | Les mères excrètent nettement plus d'œufs et contaminent la prairie des jeunes. | Surveillance de l'état des mères et de la couleur de leur paupière. |
| De mai à septembre | Pic de larves sur l'herbe par temps chaud et humide. | Rotation des parcelles, contrôle de la paupière toutes les 2 à 3 semaines, coproscopie en milieu de saison. |
| Automne, avant la rentrée en bergerie | Bilan de la saison ; risque de douve sur les prairies humides. | Coproscopie, avec recherche de douve si besoin, cure de Vermi Cap. |
| Nouvel arrivant | Risque d'introduire des vers résistants. | Trois semaines à part, coproscopie et vermifugation avant l'entrée dans le troupeau. |
Vermi Cap : la dose
Chèvre naine
100 g par animal, en une seule prise, ou en cure de 5 jours à raison de 20 g par jour.
Grande race : chèvre, bouc, mouton, brebis, cochon
150 g par animal, en une seule prise, ou en cure de 5 jours à raison de 30 g par jour.
Pour les chevreaux et les agneaux, suivez la dose indiquée sur la fiche produit. En cure de 5 jours, distribuez à heure fixe, mélangé à une petite quantité d'aliment que l'animal finit entièrement.
Pas à pas
Vermifuger pas à pas
Une vermifugation réussie va au-delà de la simple distribution d'un produit. Voici la méthode, de l'observation au contrôle.
- Observer
Chaque jour, à la distribution, repérez l'animal qui traîne, mange moins ou dont le poil se pique. En saison, abaissez la paupière inférieure toutes les 2 à 3 semaines : rouge à rose vif, tout va bien ; rose pâle, à surveiller.
- Analyser
Avant la cure, faites faire une coproscopie : crottes fraîches de 5 à 10 animaux, en sachets séparés, gardées au réfrigérateur et déposées au laboratoire sous 48 heures. Elle dit quels vers sont présents, et combien.
- Décider
Infestation faible à modérée : vermifugation naturelle. Infestation forte ou anémie : vermifuge prescrit par le vétérinaire, puis relais naturel. Une minorité d'animaux porte la majorité des vers : ciblez les plus maigres et les plus pâles.
- Administrer
Donnez la bonne dose à chaque animal. Au cornadis ou en auge individuelle, chacun mange sa part ; à l'auge commune, les dominants prennent la part des plus faibles, justement ceux qui en ont le plus besoin.
- Contrôler
Suivez l'état, l'appétit et les crottes dans les semaines qui suivent. Une nouvelle coproscopie permet de mesurer le résultat et d'ajuster le programme.
- Noter
Tenez un carnet : dates, produits, résultats d'analyses, poids ou état des animaux. D'une année sur l'autre, vous verrez ce qui marche chez vous.
Prévenir
La prévention au pâturage et en bergerie
La meilleure vermifugation est celle qu'on n'a pas besoin de faire. Le vermifuge, même naturel, n'est qu'un outil : une grande partie des parasites du troupeau se trouve sur la prairie, sous forme d'œufs et de larves. Moins vos animaux en avalent, plus vous espacez les interventions, et plus les vermifuges restent efficaces pour les cas où ils sont vraiment nécessaires.

- Faites tourner les parcelles et laissez-les reposer plusieurs semaines, plus longtemps par temps frais et humide.
- Changez les animaux de pré avant que l'herbe descende sous 5 cm : les larves se concentrent au ras du sol.
- Évitez de surcharger les prés : plus d'animaux, c'est plus d'œufs sur la même surface.
- Alternez avec des chevaux ou des bovins, dont les vers sont différents, ou fauchez après le pâturage.
- Clôturez mares et zones humides, où vit la petite limnée qui transmet la grande douve.
- Distribuez foin et concentrés dans des râteliers et des auges surélevés, jamais à même le sol.
- Gardez une litière sèche et des abreuvoirs propres, nettoyés régulièrement.
- Laissez aux chèvres l'accès à des haies : brouter en hauteur, c'est éviter les larves.
Une ration qui renforce les défenses
Fibres à volonté, protéines suffisantes en fin de gestation et en lactation, minéraux et oligo-éléments (zinc, sélénium, cobalt) : un animal bien nourri résiste mieux aux vers. Attention, le mouton est très sensible au cuivre : jamais d'aliment ni de pierre à lécher pour chèvres. Voir aussi la flore intestinale des chèvres et moutons.
Chèvres et moutons au même pré
Ils partagent les mêmes strongles : les faire pâturer ensemble ne réduit pas l'infestation. Alterner avec des chevaux ou des bovins, dont les vers sont différents, assainit en revanche les parcelles, tout comme une fauche après le pâturage : la coupe et le soleil exposent les larves.
Coccidies et toux
Coccidies et toux : quand le vermifuge ne suffit pas
Tous les troubles digestifs ou respiratoires d'un troupeau ne viennent pas des vers. Deux situations reviennent souvent.
La diarrhée des chevreaux et des agneaux
Entre 3 semaines et 4 mois, au sevrage ou lors des premières semaines au pâturage, une diarrhée avec retard de croissance évoque d'abord la coccidiose. Les vermifuges n'agissent pas sur les coccidies : une coproscopie tranche. Coxi Cap, aliment complémentaire pour l'équilibre digestif des jeunes, se donne selon la dose indiquée sur la fiche produit.
La toux qui s'installe
Une toux sèche persistante, surtout à l'effort, peut venir des strongles respiratoires, que la coproscopie classique ne voit pas : demandez une recherche spécifique au laboratoire. Elle peut aussi signer une infection. Respi Cap accompagne le confort respiratoire des chèvres et des moutons. Voir nos conseils sur les troubles respiratoires.
Le traitement vétérinaire
Le vétérinaire pose un diagnostic précis et prescrit si besoin un vermifuge chimique, avant le retour à une gestion naturelle.
Questions fréquentes
Questions fréquentes sur la vermifugation des chèvres et des moutons
Quand et à quelle fréquence vermifuger naturellement chèvres et moutons ?
Au minimum deux fois par an : à la fin de l'hiver, avant la mise à l'herbe, et à l'automne, avant la rentrée en bergerie. Une cure supplémentaire peut être utile en été si l'observation et la coproscopie le justifient.
Un vermifuge naturel est-il aussi efficace qu'un vermifuge chimique ?
Ils n'ont pas le même rôle. La vermifugation naturelle agit en fond, pour garder l'infestation basse et accompagner l'équilibre digestif. Face à une infestation sévère, le vermifuge prescrit par le vétérinaire passe en premier ; l'approche naturelle permet ensuite d'en limiter l'usage et de freiner les résistances.
Quels sont les signes de vers chez une chèvre ou un mouton ?
Amaigrissement, diarrhée, poil terne, baisse d'appétit et de lait, muqueuse de l'œil pâle, gonflement sous la mâchoire, toux. Chez les jeunes, un retard de croissance est souvent le premier signe. Seule la coproscopie, qui compte les œufs dans les crottes, dit quels vers sont présents et en quelle quantité.
Peut-on vermifuger naturellement une chèvre gestante ou en lactation ?
Les aliments complémentaires à base de plantes n'apportent pas de molécule de synthèse dans le lait. Mais certaines plantes, comme la tanaisie, sont dangereuses pendant la gestation : suivez les recommandations de la fiche produit.
Quelle dose de Vermi Cap donner ?
100 g par chèvre naine et 150 g par animal de grande race (chèvre, mouton, cochon), en une prise ou en cure de 5 jours : 20 g par jour pour une chèvre naine, 30 g par jour pour un animal de grande race.
Quelles plantes sont vermifuges pour les chèvres et les moutons ?
L'ail, les graines de courge, le thym, la tanaisie avec précaution, les huiles essentielles de cannelle et de girofle en préparations dosées, et les fourrages à tanins comme le sainfoin, le lotier ou la chicorée.
Faut-il vermifuger tout le troupeau en même temps ?
Pas forcément. Une minorité d'animaux porte la majorité des vers : cibler les plus maigres, les plus pâles et ceux dont l'analyse est élevée ralentit l'apparition des résistances.
Chèvres et moutons peuvent-ils pâturer ensemble ?
Oui, mais ils partagent les mêmes strongles : le pâturage commun ne réduit pas l'infestation. Alterner avec des chevaux ou des bovins, dont les vers sont différents, assainit en revanche les parcelles.
Un vermifuge agit-il sur la coccidiose ?
Non : les coccidies sont des parasites microscopiques, pas des vers. Chez les chevreaux et les agneaux qui ont la diarrhée, faites faire une coproscopie et pensez à Coxi Cap, aliment complémentaire pour l'équilibre digestif des jeunes.
Sullivan, éleveur depuis 20 ans et fondateur de Diatosphère
Pourquoi les éleveurs choisissent Diatosphère
Diatosphère accompagne les éleveurs dans le soin naturel de leurs animaux de ferme depuis 2016. Que vous cherchiez un soutien face aux parasites de vos chèvres et de vos moutons, l'équilibre intestinal de vos chevreaux et de vos agneaux ou leur confort respiratoire, nos aliments complémentaires à base d'extraits de plantes, d'huiles essentielles et d'ingrédients biologiques offrent une approche naturelle, sans aucun composant chimique de synthèse.
Vous trouverez dans notre catalogue des formules pour accompagner le bien-être de vos poules, lapins, pigeons, chèvres, moutons, chiens et chats. Notre équipe est à votre disposition pour des conseils personnalisés. Nos formules sont élaborées avec des laboratoires français spécialisés en phytothérapie animale.
Nos produits sont des aliments complémentaires naturels, à base de plantes.
À lire aussi
Pour aller plus loin
La coccidiose
Symptômes, transmission et solutions naturelles.
Lire →Fibres et parasites
Une ration riche en fibres pour protéger les chèvres naines.
Lire →La flore intestinale
La renforcer naturellement chez la chèvre et le mouton.
Lire →Les troubles respiratoires
Toux et rhume chez la chèvre, le mouton et le cochon.
Lire →Une question sur vos chèvres et vos moutons ?
Un éleveur vous répond, du lundi au vendredi.